(Actualisé avec lettre de Macron aux Français)
Alors que le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a promis dans une interview au JDD de former un "gouvernement d'union nationale" si son parti venait à remporter les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet, le président Emmanuel Macron a appelé les Français à faire barrage aux extrêmes.
Dans une lettre publiée par la presse quotidienne régionale, le chef de l'Etat estime que la "troisième voie" - celle d'Ensemble pour la République !- est "la meilleure pour notre pays", "la seule à pouvoir à coup sûr faire barrage à l’extrême droite comme à l’extrême gauche au second tour".
A une semaine du premier tour, le 30 juin, les candidats RN et leurs alliés réuniraient 35,5% des voix au premier tour, contre 29,5% pour le Nouveau Front populaire (NFP) et 19,5% pour Ensemble de la majorité présidentielle, selon un sondage Ipsos pour Le Parisien et Radio France.
Jean-Luc Mélenchon n'a pas retiré son nom de la course à Matignon, provoquant des crispations à gauche, et des critiques de la majorité présidentielle.
Plusieurs manifestations sont prévues dimanche contre le Rassemblement national. A Paris et dans plusieurs villes de l'hexagone, des collectifs féministes appellent à marcher contre le parti de Jordan Bardella. Une autre marche contre l’extrême droite est prévue cette après-midi dans les rues de la capitale à l'appel du collectif Chrétiens et chrétiennes.
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS:
19H30 - Emmanuel Macron exhorte les Français à se rendre aux urnes et écrit, dans une lettre relayée par la presse quotidienne régionale, que "la manière de gouverner doit changer profondément".
Le chef de l'Etat défend à nouveau sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale à la suite des élections européennes et assure aux Français qu'ils peuvent "(lui) faire confiance pour agir jusqu'en mai 2027, comme votre président".
"N’ayez pas peur, ne vous résignez pas. Votez. Choisissez le respect, l’ambition et la justice pour notre Nation", dit-il, appelant à ne pas choisir les extrêmes.
13H00 - Gabriel Attal, interrogé sur RTL, a de nouveau renvoyé dos à dos le RN et le NFP, en tête dans les sondages, vantant la "dynamique" de la majorité présidentielle, la "seule" à pouvoir "faire barrage aux extrêmes".
"Partout où je me déplace sur le terrain, je rencontre des Français qui me disent : "on ne veut pas de cette tenaille entre l'extrême droite et l'extrême gauche, on est attaché aux valeurs de la République."
Le Premier ministre a également critiqué "le matraquage fiscal" du NFP et le manque de réponse du FN sur son programme économique.
12H30 - Interrogé sur BFMTV sur une éventuelle consigne de vote en cas de seconds tours entre RN et NFP, Yaël Braun-Pivet, l'ancienne présidente de l'Assemblée nationale, a temporisé, affirmant : "nous verrons dimanche soir".
Par ailleurs, Yaël Braun-Pivet n'a pas écarté la possibilité de reprendre sa fonction au perchoir de l'Assemblée nationale.
"Je pourrais très bien être celle qui arrive à faire fonctionner une Assemblée fracturée, divisée. Je veux être la plus utile possible à mon pays à nouveau", a-t-elle déclaré.
"En tant qu'ancienne présidente de l'Assemblée nationale, je me battrais matin midi et soir pour qu'elle fonctionne."
11h20 - Le RN a la confiance des électeurs sur les thématiques économiques, selon un sondage Ipsos réalisé pour le Financial Times.
Selon l'enquête d'opinion, 25% des sondés disent avoir confiance dans le RN pour prendre les meilleures décisions sur le plan économique, contre 22% pour le NPF et 20% pour la majorité présidentielle.
Le parti d'extrême-droite est plébiscité pour sa capacité à lutter contre l'inflation et à baisser les impôts ainsi que pour gérer le déficit et la dette de l'Etat.
Le programme économique du RN a été critiqué par la majorité présidentielle et Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a
alerté
des dangers d'une crise financière en cas d'une arrivée au pouvoir du parti de Jordan Bardella ou de l'union de la gauche.
9H30 - Le Rassemblement national toujours donné en tête dans les intentions de vote. Selon un sondage Ipsos pour Le Parisien et Radio France, les candidats RN et leurs alliés réuniraient 35,5% des voix au premier tour des élections législatives anticipées du 30 juin, contre 29,5% pour le Nouveau Front populaire et 19,5% pour Ensemble de la majorité présidentielle.
9H00 - Nicole Belloubet, ministre de l'Education, rejette une candidature de Jean-Luc Mélenchon à Matignon.
"Je distingue les gens qui viennent de LFI, pour lesquels d'aucune manière je voterai et le RN, contre qui j'ai été opposée toute ma vie politique. Jean-Luc Mélenchon n'est ni espéré ni nécessaire."
Samedi, Jean-Luc Mélenchon a déclaré ne pas vouloir s'éliminer ni s'imposer de la course et être "bien évidemment" prêt à devenir Premier ministre, provoquant des tensions dans l'union de la gauche et attirant des critiques du bloc de droite et de la majorité présidentielle.
Clémentine Autain a répété dans La Tribune Dimanche que Jean-Luc Mélenchon "n'était pas la personnalité qui peut faire consensus. C'est factuel".
8H30 - "Si je deviens Premier ministre, je formerai un gouvernement d'union nationale", a déclaré Jordan Bardella dans un entretien publié dans le Journal du Dimanche. Le président du RN répète également qu'il ne gouvernera pas sans majorité absolue.
"Sans majorité absolue, je serais à la merci d'une motion de censure et je partirais naturellement au bout de quelques jours. J'accepterai d'être nommé à Matignon seulement si j'ai le pouvoir d'agir et la légitimité démocratique et institutionnelle pour le faire."
(Zhifan Liu)

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